La référence de l'industrie du géospatial

 
Autres publications de Directions Media: Directions Magazine | All Points Blog | LBS360.NET | Map Hawk
Conférences: Location Intelligence | Rocket City Geospatial

Annonce spéciale

WEBINAIRE

S'abonner au bulletin

Les bulletins électroniques émis régulièrement vous tiennent à l’affût des nouveautés du domaine géospatial.
COTES BOURSIÈRES DU DOMAINE GÉOSPATIAL

Articles

Le géospatial : Un microcosme du code source libre - Partie 2 de 2
Par Paul Ramsey , OpenGeo
16 mars 2009

Tout le monde est familier avec les grands projets en code source libre, qu'il s'agisse d'Apache, de Linux ou de MySQL. Mais comment des projets plus petits et destinés à des marchés verticaux bien définis se débrouillent-ils? Paul Ramsey, impliqué dans les technologies dites Open Source depuis un certain temps, jette un coup d'oeil à la situation qui prévaut dans le cas du géospatial.

NDLR de Directions Magazine français: Ce qui suit est la deuxième partie de la traduction d'un article de Paul Ramsey paru en anglais dans l'édition de mars 2009 de l'Open Source Business Resource. Cet article est sous licence Creative Commons. La première partie peut être consultée en cliquant sur le lien ci-dessous:

Le géospatial : Un microcosme du code source libre - Partie 1 de 2


C’est dans les organisations où il ne préexistait aucun parti pris en faveur du fournisseur de logiciel propriétaire dominant que le géospatial en code source libre a été le plus rapidement adopté. Il s’agit généralement de compagnies ou d’organismes qui en sont à leur première incursion dans le domaine de la cartographie sur Internet, et qui sont motivés par la renaissance du géospatial déclenchée par l’apparition de Google Maps et Google Earth. Leur personnel technique, examinant les options disponibles, constate alors que tout ce dont l’organisation a besoin est disponible en code source libre. La liste de ce qui est disponible comprend les items suivants :

PostGIS, la base de données géospatiales
GeoServer, qui fournit des Web Map Service (WMS) et des Web Feature Service (WFS)
GDAL, la bibliothèque de programmation
Geotools, la boîte à outils SIG Java
SharpMap, cadre de référence pour applications géospatiales
• Les interfaces web d’OpenLayers

Les fournisseurs de services en ligne, qui doivent pouvoir ajuster la taille de leur infrastructure en fonction de variations potentiellement exponentielles du nombre d’utilisateurs, sont particulièrement enthousiastes vis-à-vis de l’Open Source. Le coût d’investissement de l’ajustement d’une infrastructure qui utilise un logiciel propriétaire est de $ X dollars fois le nombre de postes. En code source libre, le coût d’investissement de cet agrandissement est de zéro. Les coûts annuels de soutien technique pour une infrastructure utilisant un logiciel propriétaire sont aussi liés de façon linéaire au nombre de postes. En code source libre, les coûts de soutien technique, en frais de consultation payés à des entreprises ou des programmeurs spécialisés, augmentent généralement avec le nombre de postes, parce que les chances d’avoir besoin de nouvelles fonctions ou de découvrir des bogues augmentent avec l’utilisation, mais cette augmentation des coûts est le plus souvent moins que linéaire.

Les quelques compagnies Internet suivantes sont des exemples de compagnies utilisant le code source libre géospatial :
Redfin, une compagnie d’information immobilière
GeoCommons, une communauté de partage de données
Zonar, une entreprise de gestion de flottes de véhicules et de traçage de véhicules
GlobeXplorer, un revendeur d’imagerie satellite
Urban Spoon, un site de critiques de restaurants
Whereyougonnabe, une application spatiale dans Facebook

L’Open Source géospatial a aussi été adopté dans une autre sphère, soit dans des « poches » technologiquement branchées au sein de grandes organisations. Comme pour les compagnies web, ces organisations ont une demande suffisamment grande côté utilisateur pour que le déploiement d’un logiciel de services web propriétaire représente des coûts considérables. Contrairement aux startups, les grosses organisations peuvent potentiellement se permettre d’acheter le logiciel propriétaire.

Au sein de certaines grandes organisations conservatrices, certains gestionnaires visionnaires adoptent et déploient de l’Open Source. Toutefois, cette adoption du code source libre n’a rien de systématique, mais dépend plutôt de la personnalité et des intérêts personnels du gestionnaire. S’il ou elle quitte la compagnie, cette « poche » d’Open Source disparaîtra peut-être. Puisque le progrès du code source libre géospatial dans ces organisations est tributaire de la personnalité du personnel en place, il est d’ordinaire plutôt rare et inconstant.

Les défis du code source libre géospatial

Les progrès de l’Open Source de bureau (entendre « desktop ») ont été très lents. Les logiciels géospatiaux de bureau ont déjà un titulaire propriétaire profondément enraciné, soit ArcGIS, d’ESRI, qui a une longue histoire. La quantité de code requise pour atteindre la parité en termes de fonctions avec ce titulaire est extrêmement élevée, puisque ESRI travaille sur ses logiciels de bureau depuis des décennies. Des implémentations de bureau simples sont disponibles avec QGIS, uDig et gvSIG, mais sont pour la plupart consignées à une niche d’organisations à très faible budget. Par conséquent, les ressources financières nécessaires pour en accélérer le développement ne sont pas disponibles, et les progrès restent lents. gvGIS, qui est largement financée par le gouvernement espagnol, fait exception à cette règle, mais elle demeure en grande partie un développement de niche limité à l’Espagne.

Dans tous les cas, la croissance du géospatial en code source libre a été ralentie par des questions d’échelle. Les produits code source libre tirent beaucoup moins de revenus des populations d’utilisateurs que les produits propriétaires. Dans le cas de plus gros marchés, avec des clients pourvus de bons capitaux, les entreprises peuvent réaliser des profits intéressants même avec les flux de revenu plus limités de l’Open Source.

Toutefois, dans un petit marché vertical, il est difficile pour les compagnies de s’implanter. Un client déploiera généralement plusieurs produits en code source libre pour créer une solution. Un fournisseur de soutien technique devra lui-même posséder une vaste expérience pour pouvoir supporter toute la solution. Selon le modèle traditionnel, les coûts de démarrage seraient pris en charge par un investisseur en capital de risque, mais la petite taille de la place de marché géospatiale diminue considérablement les chances d’obtenir le retour de 10 : 1 exigé en capital de risque.

OpenGeo est en train d’éliminer les obstacles auxquels fait face le soutien technique géospatial, en construisant une société coopérative d’intérêt collectif qui utilise le levier de la philanthropie pour démarrer une organisation possédant assez d’expertise pour supporter une vaste gamme d’applications géospatiales. L’objectif d’OpenGeo n’est pas de maximiser les profits, mais plutôt de maximiser le bien commun, tout en couvrant les coûts. Cela permet à l’organisation de construire un marché soutenable, tout en survivant à partir des plus petits flux de revenus disponibles dans l’arène de l’Open Source géospatial. Les produits qu’OpenGeo supporte, comme Geoserver, OpenLayers, PostGIS et GeoExt, couvrent l’ensemble complet nécessaire au déploiement d’applications géospatiales.

Des leçons pour d’autres marchés

Il y a quelques leçons à tirer du géospatial en code source libre pour d’autres marchés verticaux. D’abord, les assauts de front du principal fournisseur propriétaire ont peu de chance de réussite. Dans ses créneaux principaux, ce fournisseur a un avantage en termes de développement technologique et de notoriété. De façon générale, la construction d’un ensemble de technologies suffisant pour pouvoir l’affronter face à face prend des années de développement, et un produit qui ne serait que partiellement fonctionnel sera ignoré.

Deuxièmement, les bouleversements de l’industrie créent des opportunités pour l’Open Source. La plupart des principaux fournisseurs actuels se sont taillé un avantage sur le bureau dans les années 80 et 90. La transition vers les services en ligne ouvre une brèche temporaire dans le marché, alors que l’avantage technologique des vendeurs existants est moins marqué, et que leur avantage marketing est limité au cercle de leurs clients actuels. Le code source libre pourrait devenir le noyau des nouvelles compagnies basées sur les services qui sont en compétition avec les vendeurs de logiciels propriétaires.

Finalement, le marché pour les nouvelles possibilités et fonctions représente l’opportunité la plus fertile. L’expansion du géospatial jusque dans la vie quotidienne, à travers le traçage des appareils et des véhicules, l’imagerie aérienne à bas prix et le repérage portatif contribuent tous à faire croître le marché de façon exponentielle. De nouveaux développeurs et gestionnaires, libérés des vieux préjugés, font des choix technologiques. En terrain neutre, le code source libre gagne régulièrement ses batailles.

Vos commentaires
Soumettre un commentaire
Les opinions contenues dans les commentaires ci-dessous ne sont pas nécessairement celles de Directions Magazine français. Veuillez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Directions Magazine français.

Soumettre un commentaire * Indique un champ obligatoire
Nom:*
Compagnie/organisation:*
Sujet:
Message:
Note: Les adresses URL seront automatiquement converties en hyperliens. Maximum de 1000 mots.
 
 
 
Entrez ci-dessus le code de prévention des spams:
 
 

Annonceurs

© 2010 Directions Media. Tous droits réservés
194 Green Bay Road, Glencoe, IL 60022